Une idée pour régler les problèmes de cantine à Argenteuil

L’idée est géniale, et il faut la pousser plus loin : il suffirait de tout donner aux restos du coeur, le budget, la nourriture, et ainsi, il pourraient prendre en charge les enfants, le problème de la grève serait réglé. Finis les repas froids, les sandwichs, les enfants bénéficieraient enfin de repas chauds et équilibrés.

“le Maire fait un don de plus de 20 000 € aux Restos du Coeur, à la Banque alimentaire et à Espérer 95

Depuis le 3 février, une partie des agents municipaux de la Ville d’Argenteuil est en grève. Ce mouvement social, initié par les 3 syndicats, Cfdt, Cgt et Fsu, a été source de nombreuses difficultés pour les Argenteuillais. « Au niveau des cantines, la première semaine de grève s’est traduite par des pertes énormes : 14 000 repas jetés, pour un coût de plus de 25 000 € ».

La Ville d’Argenteuil a ainsi contacté plusieurs associations caritatives afin que les denrées alimentaires inutilisées, plutôt que de finir à la poubelle profitent aux personnes en difficulté. « Nous avons procédé à plus de 20 000 € de dons aux Restos du Coeur, à la Banque alimentaire et à Espérer 95 ».

« Viande, poisson, légumes (…), ce sont plusieurs tonnes de nourriture qui ont été distribuées. Grâce à cette initiative, je suis fi er qu’à Argenteuil, le mot « grève » ne rime plus avec « gabegie » mais avec « générosité» indique Georges Mothron, Maire d’Argenteuil, Vice-Président du Conseil général.

Pour l’élu : « Depuis que nous avons initié ce partenariat avec les associations, nous avons fortement limité les pertes liées à la grève. Plus encore, nous avons aidé ceux qui sont dans le besoin ». Georges Mothron conclut : « Nous souhaitons, bien évidemment, que le climat social s’apaise et qu’enfants et parents n’en pâtissent pas plus longtemps ».”

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Argenteuil, la ville s’endormait

Je n’ai jamais connu une telle période de vide sidéral dans cette ville depuis des années, plus rien ne se passe, on n’a plus de projet, les manifestations collectives, en particulier celles qui bénéficiaient aux jeunes et aux enfants, disparaissent. On va me dire bien sur qu’il y a les contraintes budgétaires, mais cette médecine me fait penser à celle qui prétendrait abaisser la tachycardie du patient jusqu’au point zéro, cela ne s’appelle plus une guérison, mais une mort clinique.

La fin de l’ancienne municipalité s’est traduite par des projets marquants d’embellissement, de mise en valeur du patrimoine, la recherche d’animations, d’accueil d’artistes. Cette ville, dans son centre, manque de classes moyennes, ce sont les seules à pouvoir apporter un peu de revenu et un peu de vie. Le plus simple semble être de rester chez soi, de regarder des dvd, de lire, mais sans considérer que la ville est un espace habité. J’ai toujours eu l’habitude de beaucoup marcher dans les villes où j’ai vécu, Lyon, Paris notamment. La ville doit avoir pour moi des espaces à découvrir, changeants selon les saisons, et la ville actuelle me donne bien du mal, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour, mais aussi d’en avoir entamé bien d’autres. Elle ne possède pas, non plus, le privilège d’être familière, comme une ville où l’on a beaucoup vécu, connu beaucoup d’amis, au contraire, je me sens ici en pays étranger, en exil, sans lien. Paris me semble être chez moi, je m’y sens complétement en terre connue, alors que j’habite Argenteuil, qui me semble si loin de mes centres d’intérêts.

J’ai vécu les années 60 et 70, qui ne furent pas idéales, mais où l’on pressentait un autre avenir qui dépasserait la vieille France, dans un monde en fait où la religion aurait reculé en importance. Elle est au contraire devenu la colonne vertébrale de bien des gens, de bien des communautés, comme si l’on ne pouvait assumer le monde moderne, et que l’on doive retourner à une religion reloaded.

Qui aurait pu imaginer en ce temps que les giscardiens et le ps incluraient des thèmes religieux, en liaison avec des besoins électoraux, et il semble que la modernité des thèmes tiennent à la prise en compte du voile dans les demandes des électeurs. Comment pourra-t-on concilier dans une même société des thèmes sociétaux qui ne vont pas dans le même sens de l’histoire ? C’est un peu la question que pose la ville, citée d’ailleurs par Houellebecq, et ce qui constitue sa seule citation d’un nom de ville de la banlieue.

Salon du livre d’Argenteuil

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L’association “sous les couvertures” organise le salon, avec l’appui de la municipalité, l’agglomération et d’autres acteurs culturels, dont le Lion’s. Une manifestation très importante pour notre ville.

Notamment, Philippe Grimbert présente son livre sur Noureev, et Pascale Bougeault, dont j’ai lu tant de fois Peppino aux enfants, qu’elle est pour moi une auteure mythique, illustrait des livres pour les enfants dont elle faisait le portrait en direct.

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