Cinéma d’auteur

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Aujourd’hui, il n’y a pas grand monde dans les rues, et le seul café ouvert dans mon quartier est presque vide, mais peut- être est ce lié au début du ramadan.
Il y a un cinéma d’art et d’essai où j’ai pu voir ce (très lent) film japonais. C’est un film sur l’humanité, la poésie. L’explosion des centrales nucléaires nécessite d’évacuer tous les habitants, mais les priorités s’établissent selon le statut, et le personnage principal, une sud-africaine blanche malade qui a du fuir l’après-apartheid avec sa famille, va se retrouver seule avec son androïde qui lui récite le bateau ivre en français. La sens de la poésie va se transmettre de l’humaine à son robot abimé, celle-ci apprenant à travers sa maîtresse.
C’est un privilège qu’un cinéma puisse projeter encore de tels films.
En entrant, je croise le caissier, le projectionniste, et nous sommes rarement plus de trois dans cette salle, parfois je m’y retrouve seul.
Ce cinéma municipal ne répond à aucun modèle économique, on est bien loin de tf1.
Comme l’héroïne du film japonais, j’ai l’impression de faire partie moi-aussi d’un monde qui disparaît.

I am not your negro à Argenteuil

C’est d’abord un texte inachevé de James Baldwin, écrivain noir et homosexuel, victime ainsi d’un double bannissement, qui écrit sur le mouvement des droits civiques des années 60, et sur la mort de ses amis, Martin Luther King et Malcolm X. C’est donc tout d’abord une œuvre littéraire, illustrée d’extraits documentaires de l’époque, et de notre époque pour montrer que les problèmes demeurent.

James Baldwin est d’ailleurs parti en France, où il est mort à Saint-Paul de Vence en 1987. Dans d’autres reportages, on  le montre reconnaissant à notre pays pour son absence de racisme, mais le documentaire de Raoul Peck n’a pas abordé ces 17 ans de sa vie.

Le bondy blog a organisé cette soirée, souhaitant faire un parallèle avec la situation en banlieue, la discrimination, les violences policières, demande à laquelle le public n’a pas adhéré.

James Baldwin a une écriture fine, il faudrait presque se repasser ses paroles pour en saisir la portée universelle, qui va au-delà de son époque, et il écrit dans un contexte de lois raciales qui a déjà 50 ans. A un moment, Robert Kennedy explique qu’il pourrait très bien y avoir un président noir d’ici quarante ans, ce qui fait l’objet d’un commentaire, disant que c’est une forme de condescendance, pourquoi pas maintenant.

 

 

 

 

 

 

Crêperie

C’est une habitude acquise durant mes nombreuses années passées à Paris, s’asseoir quelque part, et apprécier le temps qui passe, regarder le spectacle de la rue, des gens qui mangent, leur variété.

Cette crêperie fonctionne, je veux dire qu’elle a son public, attiré par une cuisine traditionnelle qui lu permet de sortir, souvent en famille, pour un prix raisonnable, en échappent à une cuisine trop indéterminée et aux c’est-foods.

C’est un lieu agréable, on peut manger à l’extérIeur, on peut y boire du vin, ce qui n’est pas toléré partout, ce qui donne un sentiment de familiarité, de proximIté, et d’être ailleurs que dans la ville.