Café Colombus à Argenteuil

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Argenteuil, where do your children play ?

Si pour lutter contre le deal, on doit couper les arbres qui servent de planque, si l’on doit se passer d’aires de jeux pour que les jeunes bruyants ne dérangent plus les voisins, si les bancs ont déjà disparu en raison des clochards, n’allons nous pas devenir une ville-dortoir où des adultes épuisés par le mouvement pendulaire des transports, des vieux blancs comme moi, fossiles d’un autre temps, attendront le sommeil quotidien ou le dernier grand sommeil, mais pendant ce temps, où joueront les enfants, d’Argenteuil ou d’ailleurs ?

Balade municipale

Lorsque les gens se plaignent à la mairie, ils évoquent les infrastructures, les barrières qui ne tiennent pas le choc, les aires de jeux pour enfants trop bruyantes. Mais qui a eu cette idée absurde, vraiment quelqu’un de stupide. Et puis il y a les dépôts sauvages, les gens qui ne respectent pas les rues privées. Ils passent et vous font un doigt d’honneur, pour eux le concept n’existe pas, il doit s’agir d’un accaparement de la voie publique.

Il y a la moto-école sauvage dans un passage public, les voitures qui traversent les places réservées aux piétons.

Quand on écoute, il n’y a pas seulement un problème matériel, qui pourrait être réglé par un renforcement des barrières, l’installation de plots. Il y a un problème de comportement qui n’existerait pas dans des villes plus homogènes, où les habitants auraient plus de valeur partagée.

Par exemple, le marché se termine deux à trois heures après l’heure officielle, les commerçants ne ramassent pas leurs ordures comme cela existe ailleurs en France.

Sur les aires pour enfants que je défends totalement, il semble que les enfants y jouent jusqu’à 22 heures, puis viennent les jeunes qui s’y droguent et parlent toute la nuit. Il faudrait élever des barrières plus hautes autour des aires, mais le problème n’est il pas que la police ne veut rien faire ? Ce n’est pas un problème d’espace pour enfants.

Ces promenades municipales drainent des vieux blancs (je n’ai pas trouvé l’expression tout seul, mais elle est bien adaptée), représentatifs des votants, mais pas des habitants de la ville. Une dame a dit, on ne trouve pas nos aliments, et le possessif de 3 petites lettres disait beaucoup.

 

11,6% des voix et les macronistes sont en finale

La candidate macroniste arrivée en tête avec 29% des suffrages exprimés, n’a recueilli, compte tenu des 60% d’abstention que 29% x 40% = 11,6% des voix des inscrits. Imagine-t-on qu’elle peut être élue au second tour avec 20% des voix au plus ?

Le candidat de la mairie a lui recueilli 14% x 40% = 5,6% des voix des inscrits.

Le candidat socialiste est à 19%x40%=7,6%.

Nous sommes une ville qui ne vote pas, et nos résultats sont ainsi chaotiques : aucun maire sortant n’a été réélu depuis 1989, et souvent avec 20% des voix.

Cette faible participation n’a t-elle pas quelque chose d’accablant, même si la participation aux présidentielles est bonne, comme si c’était la seule qui présentait un enjeu pour les gens, et que le reste fasse l’objet d’un grand désintérêt.

Les commentateurs s’interrogeaient sur les chances de Macron, dont ils estimaient son électorat à 20%, compte tenu de ses thèmes économiques, et ils avaient raison, puisqu’il va disposer d’une assemblée élue sur sa vraie base électorale de 20%. Lors d’autres élections, il y avait un mouvement actif de vote en faveur d’un parti, c’est la première fois qu’un candidat est élu à la suite d’une démission, d’un retrait du peuple, d’un vote par absence.