Argenteuil, le square des deux abbés

Même une journée pluvieuse permet d’effectuer une sortie-photo, près de chez soi. On ne doit pas non plus négliger la proximité, car sur le net, le local devient l’exotique de quelqu’un. Le jardin des deux-abbés, près de la Basilique, a été créé voici quatre ou cinq ans. La pergola, gonflée de vert, est devenue agréable à regarder. Une buée sur l’objectif a donné un peu de mystère à son entrée, comme celle d’un passage moyenâgeux entre deux mondes.

Le scooter rose rouillé d’Argenteuil

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C’est un scooter rose, qui rouille devant les ruines moyenâgeuses d’une chapelle du XIème siècle. Les riverains ont essayé de le faire enlever, mais la police a indiqué qu’elle ne pouvait rien faire du fait qu’il était attaché. C’est une ruine comme une autre après tout.

Le cimetière des chiens à Asnières

Le cimetière des chiens d’Asnières est un endroit plu s surréaliste, ou kitsch, que triste. Il est situé en bord de Seine, et abrite la tombe (ou  le cnéotaphe ?) de Barry, ainsi que celle de Rintintin, vedette du cinéma. C’est aussi un endroit fréquenté par  le dessinateur Luz.

Argenteuil, la cité du cinéma engloutie

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Un grand cinéma (8 salles et salle de spectacle de 5000 places) va être construit à Argenteuil, mais en zone inondable.

Tout cela profiterait à notre secteur du grand pari, mais à nos frais, la solidarité du territoire étant asymptotique à zéro.

instabilité politique à Argenteuil

Argenteuil est une ville où les gens s’abstiennent de voter à 50%, où aucun maire n’a été réélu depuis 25 ans, où ceux qui le sont l’emporte de 200 voix pour 100 000 habitants, et où la bisbille entre l’ancien et le nouveau maire vaut bien celle entre Pepone et Don Camillo. Le maire a lancé une campagne d’affichage aux frais du contribuable, pour expliquer que si l’on voulait un logement social, il fallait s’adressait au député ex-maire, en donnant ses coordonnées. Le député ex-maire a diffusé une plaquette, expliquant que, si l’on voulait une place en hlm, il fallait s’adresser au maire, en précisant ses coordonnées.

Future agglomération, mais dans quoi allons-nous nous fourrer ?

Pour ceux qui ne connaitraient pas les villes composant notre future agglomération, je conseille de lire cet époustouflant article publié par “Marianne”, décrivant le fonctionnement “clientèliste” de Puteaux. Clientèlisme pour décrire ce fonctionnement me semblant encore un euphémisme issu de la novlangue de l’Education nationale, ce terme a le côté rassurant du petit commerce, et des bonnes relations, alors qu’il s’agit de tout autre chose.

Nous allons nous rapprocher du 92, l’ancien “Sarkoland”, mais n’allons nous pas y perdre notre âme ? Jusqu’ici, les reproches faits à nos élus relevaient d’un autre temps, et de la peccadille, que deviendront-ils au contact d’un tel environnement ? L’Ile-de-France qui est déjà en souffrance concernant la réussite scolaire, semble également l’être en matière de bonne gouvernance, et si l’argent permet de recouvrir beaucoup de problèmes dans ces villes aisées, que va-t-il en advenir de nous dans un tel contexte ? Il est possible que nous servions de ville de déversement, le rêve de telles serait de déverser leurs pauvres et indésirables, ou opposants politiques vers des villes comme la nôtre.

“La dernière enquête de 2011 notait que 80% des habitants des HLM de Puteaux n’étaient pas éligibles aux aides au logement. Le rapport en 2011 notait déjà que le bailleur de l’office HLM de Puteaux, autrement dit Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ne remplissait pas son rôle de bailleur social. En somme, certains habitants qui correspondent pourtant aux critères exigés n’ont pas accès à un logement social quand d’autres — parfois même des élus de la ville — qui ne devraient pourtant pas en avoir un, en ont décroché. Le logement social, c’est le principal outil du clientélisme municipal : un maire qui donne un logement HLM à une famille, celle-ci vote pour lui à vie.”

“Charles Ceccaldi l’explique d’ailleurs et l’assume parfaitement, dans un reportage diffusé récemment sur France 3 : l’électeur il faut le « séduire » explique-t-il. Première méthode : le cadeau. La mairie abrite deux cavernes d’Ali Baba. Un grand placard au niveau du cabinet du maire (une pièce sans fenêtre qui doit faire 8 mètres carrés), où l’on trouve des cadeaux de toute sorte ainsi qu’une grande réserve, au sous sol. Les cadeaux allant du gadget à 10 euros jusqu’au sac de marque Lancel. En passant par des iPads et des iPhones… Le cadeau reçu vous oblige alors par rapport à celui qui vous l’offre. Cette mise sous dépendance est alimentée par les richesses de la ville. Puteaux est en effet une ville extraordinaire, aux ressources tout aussi extraordinaires. Beaucoup de choses sont faites, c’est vrai. C’est une belle ville bien équipée par exemple en crèches, en transports (on a une ligne de bus gratuite qui traverse la ville), de beaux voyages sont réservés aux enfants, notre conservatoire est le plus grand d’Ile-de-France, des ateliers de loisirs peu chers sont proposés, etc. Pourtant, si la richesse de Puteaux était mieux gérée, on pourrait faire encore plus et surtout faire pour tous ! Car le grand défaut du système, c’est que le clientélisme ne fonctionne que si tout le monde n’y a pas droit. Si tout le monde recevait des cadeaux, plus de raison de se sentir redevable. Evidemment, si vous êtes un opposant vous n’avez droit à rien. Par exemple, je ne suis jamais invité aux fêtes, aux manifestations municipales, même en tant qu’élu de l’opposition. Autre exemple : des candidats de l’opposition qui avaient l’habitude de mettre leurs enfants en colonie de vacances n’ont plus de places depuis qu’ils se sont présentés aux élections. Leurs enfants sont systématiquement mis sur liste d’attente. Toutes les personnes âgées ne sont pas, par ailleurs, invitées aux banquets, comme lors du dernier banquet qui a réuni dans le Hall des sports un millier de personnes ! Les « clients » sont sélectionnés…”

Disputes sur les ardoises entre le maire et l’ex-maire

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On trouve très peu de dessins humoristiques sur les élus locaux, les miens ont l’immense chance de m’avoir moi dans leur ville.

C’est une illustration humoristique de l’ambiance dans la ville, entre l’actuel et l’ex-maire.

Le maire actuel se plaint de la situation financière de la ville, et a recruté un cost killer, qui a rapidement fait le constat suivant : le feu d’artifice, c’est de l’argent qui part en fumée, et les piscines de la ville sont pleines d’eau chaude, qui coûte très cher : d’où deux décisions évidentes, supprimer le 14 juillet, et vider les piscines.

Salon du livre d’Argenteuil

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L’association “sous les couvertures” organise le salon, avec l’appui de la municipalité, l’agglomération et d’autres acteurs culturels, dont le Lion’s. Une manifestation très importante pour notre ville.

Notamment, Philippe Grimbert présente son livre sur Noureev, et Pascale Bougeault, dont j’ai lu tant de fois Peppino aux enfants, qu’elle est pour moi une auteure mythique, illustrait des livres pour les enfants dont elle faisait le portrait en direct.

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Argenteuil-Colombes le 1er janvier 2015

En ces temps où la politique consiste à déterminer quelles villes vont être reliées par un tiret, comme Argenteuil-Bezons, Argenteuil-Paris, j’ai profité du beau temps de ce 1er janvier pour pousser la balade jusqu’à Colombes, que je ne connais presque pas, pour explorer un peu cette ville et permettre sa comparaison avec Argenteuil.