Sculptures et art urbain à Argenteuil

Quelques oeuvres d’art exposées dans la ville d’Argenteuil, devant lesquelles on passe sans les reconnaître, ou y prêter attention.

La scumpture d4antoine Rohal en hommage à Gabriel Peri, la céramique d’Ernest Pitnon, la statue de l’esclavage de William Castano devant l’école de musique, et un peu d’architecture, moderne et ancienne.

Jean Vilar, ce qui va disparaître

Il est parfois important de photographier ce qui va disparaître, pour en garder une trace. Un complexe commercial, cinématographique et de logement devrait être construit sur l’emplacement de la salle Jean Vilar actuelle, mais ce projet est contesté. Est-ce que cette construction, qui est assurée par le privé en “partenariat” sera une réussite, et une source de dynamisme pour la ville, ou est-ce qu’elle se terminera comme autolib,où les pertes de l’entreprise Bolloré ont été transférées au public ? J’ai une préférence pour un projet réussi, qui tirerait la ville vers le haut, mais ce n’est qu’un pari, et vais-je un jour rejoindre les pessimistes ?.

Voici en tout cas l’endroit, avec ses arbres anciens, et les salles municipales qui, à l’avenir n’appartiendront plus à la ville, mais seront louées à une entreprise un certain nombre de jours par an.

Le salon du livre 2019

 

C’est le 7ème salon du livre qui se tient à Argenteuil, dont on ne voit ici que le discours du maire Georges Mothron, et de la présidente de l’association “Sous les couvertures”, Agnès Reinmann.

Le thème général était celui de la Méditerranée, allusion aussi à l’émigration accueillie par la ville, depuis des décennies, et provenant de l’autre rive. ll flotte aussi une sorte de nostalgie du temps où la ville était dirigée par le parti communiste, et dont beaucoup d’anciens membres sont bien présents dans les activités culturelles.

C’est un succès, les gens se sont pressés pour acheter des livres, même si les visiteurs ne sont pas représentatifs de tous les quartiers, et tous les milieux de la ville.

 

Suspiria à Argenteuil

Il y a bien longtemps, je faisais partie de cette tribu des cinéphiles parisiens, qui nous retrouvions de cinémathèque en cinémathèque, où nous pouvions assister à des intégrales Bertolucci ou Antonioni. Il y a avait des pigistes de revues de cinéma, des cinéastes ratés, et quelques amis qui semblaient presque des extra-terrestres aux autres pour cette activité nocturne et solitaire. Du moins, ils étaient vus ainsi, parce qu’après la séance, il y avait le pot au café où l’on discutait des mérites de Bergmann, ou de Mancziecvicz. C’était presque une dolce vita parisienne, bien loin de la vie un peu morne et presque lugubre de la banlieue.

Toutefois, à Argenteuil, nous avons le figuier blanc pour diffuser des films d’auteur, introuvables autrement. Je me retrouve parfois seul, parfois à deux ou trois dans la salle. C’est quand même une sensation étrange que d’être seul dans une immense salle, quand, dans mon souvenir parisien, il y a une salle comble d’afficionados.

Je suis allé voir “Suspiria”, en souvenir du “film éponyme” de Dario Argento, étrange, mais dont les lumières et les couleurs rappellent certaines photographies d’Antonioni, dans un genre si différent. Le film était plus complexe que prévu, avec une grande recherche esthétique, et des chorégraphies impressionnantes, plus revues depuis le Carmen de Carlos Saura.

Parfois je me dis que si ce ne sont pas des gens égarés, les deux autres sont peut-être intéressants, et que je devrais leur proposer un café, des gens si peu nombreux à apprécier la même chose ont peut-être quelque chose en commun.