Le défilé du 11 novembre à Argenteuil

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Forum des protestations

Je ne sais que penser du projet de la mairie, de ce grand centre commercial et de loisirs en bord de Seine, un cube de béton qui va dominer le quartier. La plupart des gens sont dubitatifs, on ne va pas régler le problème du commerce dans la ville en rajoutant des grandes surfaces, même s’il faut essayer de capter le plus possible de chalands.

A chaque projet, j’entends des réflexions mitigées, personne ne croit plus qu’un “certain commerce de qualité” puisse s’implanter dans notre ville, et semble se résigner à une québabisation. Les gens en ont tellement pris leur parti, qu’ils vont faire leurs courses ailleurs, estimant ne plus trouver de produits de qualité sur place, et ils sortent aussi ailleurs, s’ils sortent.

Le discours qui revient le plus souvent c’est celui de la perte de l’identité perdue, les gens expliquent qu’ils ne se reconnaissent plus dans cette ville, qu’ils n’y trouvent pas de lieux familiers, comme si tout était frappé d’étrangeté. C’est le cas lorsque la population d’une ville change, et aussi lorsqu’on vieillit, parce que l’on ne se reconnait plus dans les choses, et que les vérités sont devenues des faussetés.

Il y a eu des travaux de goût voici quelques années, avec l’ouverture du jardin d’Héloïse, du parc des berges, et du jardin des deux abbés. J’ai cru que nous étions sur la voie du progrès, que nous allions en sortir, mais rien ne s’est passé depuis trois ans, et voici un projet, il vaut ce qu’il vaut : futur succès, ou éléphant blanc ? je ne suis pas un fana des centres commerciaux, j’ai l’impression d’y étouffer. Aurons-nous un public pour 9 salles de cinéma, tandis qu’il m’arrive de me retrouver seul dans la salle du cinéma actuel ?

Forum des associations

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Un tour dans ma ville, comme chaque samedi matin, un café et un peu de lecture. Je suis allé au forum des associations, et au stand de France adot, j’ai fait une carte de donneur, bien que si l’on appliquait la loi, l’acceptation serait implicite, et seul le refus, à condition d’être dument enregistré sur un registre des refus officiel, pourrait y être opposé.
Je ne suis pas très convaincu de l’utilité dune telle carte, initiative restreinte, alors que la loi autorise un prélèvement large, mais il faut aussi encourager les gens de cette association pour s’être bougés.
Je me suis que jetais bien vieux pour un don, mais en y réfléchissant, c’est archi-faux, car si certains de mes organes sont en bon état, ils peuvent encore apporter vingt ou trente ans de répit à quelqu’un, et peut-être une qualité de vie non négligeable.

I am not your negro à Argenteuil

C’est d’abord un texte inachevé de James Baldwin, écrivain noir et homosexuel, victime ainsi d’un double bannissement, qui écrit sur le mouvement des droits civiques des années 60, et sur la mort de ses amis, Martin Luther King et Malcolm X. C’est donc tout d’abord une œuvre littéraire, illustrée d’extraits documentaires de l’époque, et de notre époque pour montrer que les problèmes demeurent.

James Baldwin est d’ailleurs parti en France, où il est mort à Saint-Paul de Vence en 1987. Dans d’autres reportages, on  le montre reconnaissant à notre pays pour son absence de racisme, mais le documentaire de Raoul Peck n’a pas abordé ces 17 ans de sa vie.

Le bondy blog a organisé cette soirée, souhaitant faire un parallèle avec la situation en banlieue, la discrimination, les violences policières, demande à laquelle le public n’a pas adhéré.

James Baldwin a une écriture fine, il faudrait presque se repasser ses paroles pour en saisir la portée universelle, qui va au-delà de son époque, et il écrit dans un contexte de lois raciales qui a déjà 50 ans. A un moment, Robert Kennedy explique qu’il pourrait très bien y avoir un président noir d’ici quarante ans, ce qui fait l’objet d’un commentaire, disant que c’est une forme de condescendance, pourquoi pas maintenant.

 

 

 

 

 

 

Une fête du livre trop peu signalée à Argenteuil

Je me rends habituellement au salon du livre argenteuillais, mais là, faute de publicité qui aurait pu m’avertir de la tenue prochaine de cette manifestation, j’ai pris d’autres engagements, et je ne pourrai assister à cette rare manifestation culturelle dans ma ville.

C’est un peu dommage, pourquoi autant de discrétion dans l’affichage, alors que c’est une grande chance pour beaucoup de gens de pouvoir profiter d’une multitude de livres exposés.

N’est-ce pas un acte manqué, alors que l’on risque d’installer une grande surface du libre qui va réduire le marché des rares librairies de la ville, où l’on n’aperçoit guère les élus actuels, mais lisent-ils vraiment ?