I am not your negro à Argenteuil

C’est d’abord un texte inachevé de James Baldwin, écrivain noir et homosexuel, victime ainsi d’un double bannissement, qui écrit sur le mouvement des droits civiques des années 60, et sur la mort de ses amis, Martin Luther King et Malcolm X. C’est donc tout d’abord une œuvre littéraire, illustrée d’extraits documentaires de l’époque, et de notre époque pour montrer que les problèmes demeurent.

James Baldwin est d’ailleurs parti en France, où il est mort à Saint-Paul de Vence en 1987. Dans d’autres reportages, on  le montre reconnaissant à notre pays pour son absence de racisme, mais le documentaire de Raoul Peck n’a pas abordé ces 17 ans de sa vie.

Le bondy blog a organisé cette soirée, souhaitant faire un parallèle avec la situation en banlieue, la discrimination, les violences policières, demande à laquelle le public n’a pas adhéré.

James Baldwin a une écriture fine, il faudrait presque se repasser ses paroles pour en saisir la portée universelle, qui va au-delà de son époque, et il écrit dans un contexte de lois raciales qui a déjà 50 ans. A un moment, Robert Kennedy explique qu’il pourrait très bien y avoir un président noir d’ici quarante ans, ce qui fait l’objet d’un commentaire, disant que c’est une forme de condescendance, pourquoi pas maintenant.

 

 

 

 

 

 

Une fête du livre trop peu signalée à Argenteuil

Je me rends habituellement au salon du livre argenteuillais, mais là, faute de publicité qui aurait pu m’avertir de la tenue prochaine de cette manifestation, j’ai pris d’autres engagements, et je ne pourrai assister à cette rare manifestation culturelle dans ma ville.

C’est un peu dommage, pourquoi autant de discrétion dans l’affichage, alors que c’est une grande chance pour beaucoup de gens de pouvoir profiter d’une multitude de livres exposés.

N’est-ce pas un acte manqué, alors que l’on risque d’installer une grande surface du libre qui va réduire le marché des rares librairies de la ville, où l’on n’aperçoit guère les élus actuels, mais lisent-ils vraiment ?

 

 

 

L’argenteuillais du futur

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Je me sens très proche de l’auteur de l’arabe du futur, c’est le genre de dessin et d’humour que je pratiquais dans ma jeunesse, et pourquoi pas un jour, une grande BD sur la vie à Argenteuil. J’y ai pensé en voyant le défilé du 11 novembre, qui pourrait être une image de cette BD imaginaire.