Cérémonies plurielles du 8 mai 1945 à Argenteuil

 

Belles cérémonies du 8 mai 1945 à Argenteuil, avec la présence du maire, du conseil départemental, du sous-préfet. Les enfants ont chanté la Marseillaise, et ont reçu les félicitations du représentant de l’Etat. Le parti communiste a aussi souhaité rendre un hommage à part sur les tombes de Marie Peri, et Victor Dupouy, Mon appareil avait pris la pluie, et parfois l’objectif est plongé dans le brouillard, on ne perçoit ainsi que la voix du sous-préfet.

C’est une cérémonie qui a lieu partout en France, au même moment, et pourtant il s’en dégage quelque chose, tant d’années après la guerre, plus que dans mon enfance, où,paradoxalement, cette période nous semblait plus lointaine. Il y a d’une part le devoir de mémoire, peut-être l’hypermnésie, et un réalisme sur le climat du monde.

 

 

 

Aveuglement

Je lis ce que tweetent les élus locaux d’Argenteuil, notamment sur la crise des gilets jaunes, et je suis effaré par leur aveuglement devant cette crise sociale.

Ce ne sont que propos rapportés, moralisateurs, pour dénoncer le mouvement, sans aucune analyse crédible de la société française en arrière-plan.

Après coup, je me dis que c’est une position rationnelle, car les gilets jaunes représentent plutôt la France profonde, que les banlieues dont ils sont les élus

Les gilets  jaunes sont des gens qui ont peu obtenus de l’Etat, qui sont chargés de dettes pour l’achat de leur résidence principale, ont fui les villes, travaillent en voiture  et voient les services publics être retirés de leur lieux retirés pour des raisons d’optimisation. Les électeurs des banlieues sont dans la situation inverse, dans le centre-ville d’Argenteuil, une très forte proportion de la population est logée en hlm, donc grâce à la collectivité, on ouvre de nombreuses classes, et la population  bénéficie de plus d’aides publiques que les gilets jaunes. Le “bondy blog” ne s’y est pas trompé, qui a condamné le mouvement social en comprenant très vite qu’il était antinomique de l’intérêt des banlieues. Ce qui explique aussi que les élus de la ville ne dispose pas des outils leur permettant de comprendre le mouvement

Argenteuil, centenaire du 11 novembre 1918

C’était sous la pluie, j’ai hésité à venir. Autrefois, les commémorations m’ennuyaient, je les voyais à travers les yeux de Cabu, ce caricaturiste pacifiste qui est mort à la guerre. Aujourd’hui, à travers ces images un peu tremblotantes en raison des bousculades, et parfois embrumées par la pluie, elles ont quelque chose d’une fête de famille ancienne, ils sont tous là, les représentants traditionnels de la république, et même le curé, les élus de la mairie, les opposants, comme pour une réunion ultime d’une France ancienne. Quand j’étais enfant, nous allions parfois rendre visite à tel grand oncle, ancien combattant de 14/18, et il me semblait si vieux, et maintenant, c’est moi qui suis presque vieux. Il y a quelque chose de nostalgique, dans cette manifestation, un mélange de la France nouvelle des enfants, et d’une France du temps de mes parents et grands-parents.

Des piscines pour Argenteuil

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C’est une idée de l’élu municipal Frédéric Lefebvre-Naré, que d’utiliser les terrains libres pour une seconde piscine, qui serait bien utile notamment pour ses raisons pédagogiques. A-t-on une idée du nombre d’enfants qui ne savent pas nager à Argenteuil ? Il ne suffit pas de construire, encore faut-il que l’endroit demeure vivable, et notamment dans une zone d’habitat dense qui ne souffre pas de l’étalement urbain. Les parcs, les infrastructures, les services publics ne sont pas un luxe, dans une ville qui souffre de certaines insuffisances. Les piscines, un vieux débat dans notre ville, j’ai ressorti cette vieille illustration.

Mai des artistes à Argenteuil, duo de mandolines

 

Argenteuil renoue avec la fête, on voit ainsi réapparaitre des évènements culturels, après des années d’abstinence. Le Carnaval est prévu pour le 2 juin, le feu d’artifice pour le 14 juillet, et la fête des artistes de mai permet aux habitants de visiter des ateliers d’artiste. Le jardin d’Héloïse, un lieu historique presque sous-valorisé a vu ainsi une série de concerts mettant en valeur la mandoline, un instrument pas si connu et entendu. Ce duo a joué des oeuvres d’Emanuele Barbella, Hans Gal et Marc Kowalczyk.