Michelle Audin au salon du livre d’Argenteuil

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Argenteuil salon du livre, Saint-Alban

Saint-Alban, résistance au château des fous, avec Didier Daeninckx, Bruno Doucey, Philippe Artières, Patricia Vioux.

Argenteuil, salon du livre, débat le travail d’éditeur

éditon 2018 du salon du livre à Argenteuil, organisé par l’association “sous les couvertures”, un débat animé par Gilles Bruey, de la librairie “le presse-papier”, sur le thème “Publier, éditer : donner corps à la résistance” avec les éditions Bruno Doucey, L’échappée, et la ville brûle.

Au café

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Je sors de chez moi pour prendre l’air, dans l’un des rares cafés ouverts aujourd’hui. Un peu de lecture, d’Internet et de café noir sans sucre. Une sorte de micro succédané de Paris, ou d’autres grandes villes, ou une part de la vie se tenait dans les cafés justement, mais c’était peut-être avant internet, comme si tout moyen de communication nous privait aussi de quelque chose.

I am not your negro à Argenteuil

C’est d’abord un texte inachevé de James Baldwin, écrivain noir et homosexuel, victime ainsi d’un double bannissement, qui écrit sur le mouvement des droits civiques des années 60, et sur la mort de ses amis, Martin Luther King et Malcolm X. C’est donc tout d’abord une œuvre littéraire, illustrée d’extraits documentaires de l’époque, et de notre époque pour montrer que les problèmes demeurent.

James Baldwin est d’ailleurs parti en France, où il est mort à Saint-Paul de Vence en 1987. Dans d’autres reportages, on  le montre reconnaissant à notre pays pour son absence de racisme, mais le documentaire de Raoul Peck n’a pas abordé ces 17 ans de sa vie.

Le bondy blog a organisé cette soirée, souhaitant faire un parallèle avec la situation en banlieue, la discrimination, les violences policières, demande à laquelle le public n’a pas adhéré.

James Baldwin a une écriture fine, il faudrait presque se repasser ses paroles pour en saisir la portée universelle, qui va au-delà de son époque, et il écrit dans un contexte de lois raciales qui a déjà 50 ans. A un moment, Robert Kennedy explique qu’il pourrait très bien y avoir un président noir d’ici quarante ans, ce qui fait l’objet d’un commentaire, disant que c’est une forme de condescendance, pourquoi pas maintenant.