L’allemand mis en valeur à Argenteuil

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Le salon du livre 2019

 

C’est le 7ème salon du livre qui se tient à Argenteuil, dont on ne voit ici que le discours du maire Georges Mothron, et de la présidente de l’association “Sous les couvertures”, Agnès Reinmann.

Le thème général était celui de la Méditerranée, allusion aussi à l’émigration accueillie par la ville, depuis des décennies, et provenant de l’autre rive. ll flotte aussi une sorte de nostalgie du temps où la ville était dirigée par le parti communiste, et dont beaucoup d’anciens membres sont bien présents dans les activités culturelles.

C’est un succès, les gens se sont pressés pour acheter des livres, même si les visiteurs ne sont pas représentatifs de tous les quartiers, et tous les milieux de la ville.

 

Les lettres d’un homme mort

Pour les journées du patrimoine, Argenteuil a invité la troupe de théâtre Quesapelorio, pour une évocation de la vie d’un soldat de la première guerre mondiale, autour de ses lettres.

Les lettres, un siècle après, nous parlent encore. Le Forestier en avait fait une chanson aussi, ici interprétée par un artiste du web.

Lumières graphiques sur le jardin d’Heloise

Un ciel très bleu rend les paysages graphiques, parce qu’il détache les contours. La lumière se colore en traversant les végétaux. Cette transparence est pour moi l’image de l’été.

Le jardin d’Héloïse, avril 2018

Je ne me lasse pas de prendre en photo ce jardin extraordinaire, qui à l’instar de celui d’une nouvelle de Edgar Allan Poe, devient plus grand à mesure qu’on s’y balade. Il n’a pas encore atteint sa plénitude, mais il est déjà agréable dans sa promesse. Comment ne valorise-t-on pas plus un tel lieu, où Héloïse et Abélard ont conçu leur fils Astrolabe (une bière argenteuillaise porte son nom), tandis que la moindre gargotte de Bretagne se rattache à l’un des personnages de la légende du roi Arthur ? il faut dire que cette histoire est aujourd’hui bien oubliée, et qu’il n’y a personne pour la porter. Le cinéaste Kechiche a un projet d’histoire tournant autour d’Héloïse, Jean Teulé en a fait une sorte de virago, mais j’imagine bien une histoire où, comme dans “la maitresse du lieutenant français”, le passé et le présent se répondrait. Il faut redonner de l’actualité et de la fraîcheur au moyen-âge, et pouvoir lui redonner toute sa modernitté.