Ce qui reste d’autolib

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Un Hubert Robert moderne pourrait-il peindre certaines ruines modernes, envahies par des herbes symboliques, en suggérant ce qu’elles furent
Ce fut presque un service public, sauf que les bénéfices devaient aller au public mais dont on réalise que les pertes vont retourner au public. Son promoteur a été tres discret sur son action antérieure en Afrique, où il avait acquis de grands ports, dans unr visée stratégique, mais s’était tourné vers l’Etat africain lorsqu’il s’était agi de les desenvaser. Était-ce le schéma type dune manière d’opérer ?
Il y a de quoi être inquiet à l’heure où les villes lancent des partenariats public-privé dont on se demande ce qu’il adviendra en cas de difficulté. Dans un premier temps, le privé “apporte” des fonds qu’il emprunte, ce que la collectivité pourrait aussi faire, mais qui paie en cas de faillite ?
Au debut des annees 80, on dénonçait ce type de dispositif, fort de l’expérience des 20 annees précédentes avec le gaullisme immobilier. Comment expliquer ce retour en grâce de l’économie mixte, sinon par une perte de mémoire.

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Des piscines pour Argenteuil

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C’est une idée de l’élu municipal Frédéric Lefebvre-Naré, que d’utiliser les terrains libres pour une seconde piscine, qui serait bien utile notamment pour ses raisons pédagogiques. A-t-on une idée du nombre d’enfants qui ne savent pas nager à Argenteuil ? Il ne suffit pas de construire, encore faut-il que l’endroit demeure vivable, et notamment dans une zone d’habitat dense qui ne souffre pas de l’étalement urbain. Les parcs, les infrastructures, les services publics ne sont pas un luxe, dans une ville qui souffre de certaines insuffisances. Les piscines, un vieux débat dans notre ville, j’ai ressorti cette vieille illustration.

Mai des artistes à Argenteuil, duo de mandolines

 

Argenteuil renoue avec la fête, on voit ainsi réapparaitre des évènements culturels, après des années d’abstinence. Le Carnaval est prévu pour le 2 juin, le feu d’artifice pour le 14 juillet, et la fête des artistes de mai permet aux habitants de visiter des ateliers d’artiste. Le jardin d’Héloïse, un lieu historique presque sous-valorisé a vu ainsi une série de concerts mettant en valeur la mandoline, un instrument pas si connu et entendu. Ce duo a joué des oeuvres d’Emanuele Barbella, Hans Gal et Marc Kowalczyk.

Argenteuil, le square des deux abbés

Même une journée pluvieuse permet d’effectuer une sortie-photo, près de chez soi. On ne doit pas non plus négliger la proximité, car sur le net, le local devient l’exotique de quelqu’un. Le jardin des deux-abbés, près de la Basilique, a été créé voici quatre ou cinq ans. La pergola, gonflée de vert, est devenue agréable à regarder. Une buée sur l’objectif a donné un peu de mystère à son entrée, comme celle d’un passage moyenâgeux entre deux mondes.

Argenteuil, images de mai

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Quelques images d’Argenteuil, dont celle de ce scooter rose abandonné qui rouille à côté de la chapelle romane, celle de cette image de la honte, des ordures déposées dans un vieux puits du temps d’Abélard et Héloïse. Et puis le retour de la fête des berges, avec cette promenade en bateau à aubes au long de ces berges condamnées pour le public. Le ciel nuageux est aussi impressionniste que du temps de Claude Monet, et la Seine est (presque) la même.

Le projet Héloïse

Je lis des tracts dénonçant le projet Héloïse, demandant que l’on maintienne la salle Jean Vilar, alors que cette salle est déjà largement obsolète, et que le statu quo n’est plus possible.

Je comprends le projet, il est le seul moyen “d’investir” pour une mairie qui n’a plus les finances suffisantes pour financer elle-même les vastes projets nécessaires pour la ville. Ainsi, des mouvements éclatent parce que l’on ne peut plus créer les classes nécessaires à l’éducation des enfants issus du dynamisme démographique, on imagine ainsi mal comment l’on pourrait se lancer dans d’autres projets sur les fonds propres d’une ville où le nombre de ceux qui paient des impôts est trop faible, parce que les recettes sont insuffisantes pour couvrir les dépenses d’une ville de 100 000 habitants.

Un financement privé et extérieur est ainsi le seul refuge, on peut le déplorer, mais il faut tenir compte des réalités, et tenter d’avancer, croire en hiver à son printemps.