La chapelle romane

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Le jardin d’Héloïse

On peut prendre des photos de ce jardin en toutes saisons, il est toujours changeant, toujours renouvelé, même s’il n’est pas immense, comme ce jardin d’une nouvelle fantastique d’Edgar Allan Poe, dans lequel on se perdait, et qui devenait immense une fois que l’on y pénétrait.

Le jardin d’Héloïse à la fin de l’hiver

Grâce au jardinier qui est chargé de son entretien, le jardin d’Héloïse est constamment changeant, au fil des saisons, et des jours, et cela permet au photographe de venir et revenir, pour y trouver des images toujours renouvelées.

l’exposition de la tunique

Il s’est peut-être passé quelques chose d’extraordinaire à Argenteuil ces derniers jours, autour de l’ostension de la tunique, cette “loque céleste” diront certains. L’affluence a augmenté au fil des jours, sans tapage médiatique, sans beaucoup d’images diffusées. Hier l’église est restée pleine de monde toute la nuit, ce qui semble si incroyable dans la France du XXIème siècle, telle qu’on nous la dépeint. Il y avait quelque chose de plus profond qu’une simple cérémonie religieuse, on avait l’impression d’être revenu au début du monde, tellement l’engouement populaire a été simple, fort et présent. Il n’y avait aucun affrètement, aucune bondieuserie à vendre, mais l’on voyait une foule tenir de simples cierges, comme on aurait pu imaginer les premiers chrétiens. C’était aussi une France plus ancienne qui a semblé ressurgir, comme si, dans la dignité, elle voulait rappeler ce qu’elle était, le souvenir de ses clochers, de ses racines. Dans une ville comme Argenteuil, ville d’émigrés comme le rappelle Guy Carlier dans un article bien ambigu, où l’on pourrait s’imaginer bien plus loin en Orient, on peut éprouver la nostalgie de l’ancien monde. C’est un thème électoral qui revient souvent, le maire a créé le concept d'”argenteuillais de souche”, dont il déplore l’absence. ce rassemblement avait quelque chose d’émouvant, entre la fête de la fédération et le sacre de Reims. Tous les visiteurs que j’ai amenés dans la ville ont eu un choc culturel, en découvrant les femmes voilées, les barbus, et voici quelques années les femmes en burka. Je les ais sentis si mal à l’aise, et la plupart ne sont pas revenus, ou se plaignent amèrement. Avec cette ostension, un nouveau paysage, bien plus ancien, s’est dévoilé.