Le Point classe les villes “où il fait bon vivre”

Selon ce classement, Bezons est 190ème sur 385, et Argenteuil 308ème. Sans surprise, les beaux-quartiers et la banlieue aisée sont bien classés. Mais comme le dit le slogan “quand on n’a pas d’argent, on va à Argenteuil”, est-ce que ce classement reflète vraiment quelque chose de nouveau ? Toute étude qui renforce les préjugés, est-elle vraiment une étude, sinon, on pouvait s’en passer en s’y cantonnant ?

La mairie s’est récemment félicité d’une autre étude sur le dynamisme des grandes villes, en constant que notre ville y était bien située, mais à lire le commentaire, nous marquions surtout des points en raison de notre “dynamisme démographique”, ce qui est une définition plutôt  inattendue du dynamisme.

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Argenteuil, where do your children play ?

Si pour lutter contre le deal, on doit couper les arbres qui servent de planque, si l’on doit se passer d’aires de jeux pour que les jeunes bruyants ne dérangent plus les voisins, si les bancs ont déjà disparu en raison des clochards, n’allons nous pas devenir une ville-dortoir où des adultes épuisés par le mouvement pendulaire des transports, des vieux blancs comme moi, fossiles d’un autre temps, attendront le sommeil quotidien ou le dernier grand sommeil, mais pendant ce temps, où joueront les enfants, d’Argenteuil ou d’ailleurs ?

Balade municipale

Lorsque les gens se plaignent à la mairie, ils évoquent les infrastructures, les barrières qui ne tiennent pas le choc, les aires de jeux pour enfants trop bruyantes. Mais qui a eu cette idée absurde, vraiment quelqu’un de stupide. Et puis il y a les dépôts sauvages, les gens qui ne respectent pas les rues privées. Ils passent et vous font un doigt d’honneur, pour eux le concept n’existe pas, il doit s’agir d’un accaparement de la voie publique.

Il y a la moto-école sauvage dans un passage public, les voitures qui traversent les places réservées aux piétons.

Quand on écoute, il n’y a pas seulement un problème matériel, qui pourrait être réglé par un renforcement des barrières, l’installation de plots. Il y a un problème de comportement qui n’existerait pas dans des villes plus homogènes, où les habitants auraient plus de valeur partagée.

Par exemple, le marché se termine deux à trois heures après l’heure officielle, les commerçants ne ramassent pas leurs ordures comme cela existe ailleurs en France.

Sur les aires pour enfants que je défends totalement, il semble que les enfants y jouent jusqu’à 22 heures, puis viennent les jeunes qui s’y droguent et parlent toute la nuit. Il faudrait élever des barrières plus hautes autour des aires, mais le problème n’est il pas que la police ne veut rien faire ? Ce n’est pas un problème d’espace pour enfants.

Ces promenades municipales drainent des vieux blancs (je n’ai pas trouvé l’expression tout seul, mais elle est bien adaptée), représentatifs des votants, mais pas des habitants de la ville. Une dame a dit, on ne trouve pas nos aliments, et le possessif de 3 petites lettres disait beaucoup.