ville lovecraftienne

Il serait temps de trouver un peu de dynamisme. Je rencontre des habitants désespérés, qui constatent que le centre-ville s’étiole, que l’immobilier s’effondre : on voit affichés des prix fantaisistes entre 2 000 et 3000 euros le m², tandis que la réalité du marché est à peine à 1 000 euros, et en attendant longtemps. Les agences immobilières expliquent que les biens sont invendables. Je ne suis pas agent immobilier, mais c’est est un sacré “indicateur” issu du monde réel qui montre où l’on en est réellement. Cette descente aux enfers rappelle le pire des anciennes cités industrielles, et pourtant nous sommes à proximité de Paris et même de la défense si l’on obtenait la prolongation de la ligne de tramway qui semble aller de soi, et dont on ne sait ce qui en bloque le développement. Il n’y a aucune retombée à figurer dans le “grand pari”, je vois les classes moyennes s’enfuir littéralement, et ne rester que les prisonniers de leurs contraintes immobilières ou familiales. Une étrange couleur tombée du ciel semble s’être posée sur la ville, et l’engloutir peu à peu.

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Aveuglement

Je lis ce que tweetent les élus locaux d’Argenteuil, notamment sur la crise des gilets jaunes, et je suis effaré par leur aveuglement devant cette crise sociale.

Ce ne sont que propos rapportés, moralisateurs, pour dénoncer le mouvement, sans aucune analyse crédible de la société française en arrière-plan.

Après coup, je me dis que c’est une position rationnelle, car les gilets jaunes représentent plutôt la France profonde, que les banlieues dont ils sont les élus

Les gilets  jaunes sont des gens qui ont peu obtenus de l’Etat, qui sont chargés de dettes pour l’achat de leur résidence principale, ont fui les villes, travaillent en voiture  et voient les services publics être retirés de leur lieux retirés pour des raisons d’optimisation. Les électeurs des banlieues sont dans la situation inverse, dans le centre-ville d’Argenteuil, une très forte proportion de la population est logée en hlm, donc grâce à la collectivité, on ouvre de nombreuses classes, et la population  bénéficie de plus d’aides publiques que les gilets jaunes. Le “bondy blog” ne s’y est pas trompé, qui a condamné le mouvement social en comprenant très vite qu’il était antinomique de l’intérêt des banlieues. Ce qui explique aussi que les élus de la ville ne dispose pas des outils leur permettant de comprendre le mouvement

Communication non ciblée

Je suis passé devant cette affiche ce matin, et quelque chose d’ineffable, d’insaisissable m’a intrigué. J’ai mis longtemps à comprendre : mais qui a pu penser une telle communication, car les habitants qui bénéficieront d’une baisse n’ont pas voté pour elle, son électorat, le petit nombre d’inscrits qui lui a permis de passer figure plutôt dans les 20 %, de gens des classes moyennes qui ont voté Macron. Elle a obtenu 9 909 voix sur 53 858 inscrits, soit tout à fait les 20% cités par l’affiche, et qui ne bénéficient pas de la baisse.  Est-ce que les communicants y ont pensé, se sont-ils posé la question de la cible de ce message, fallait-il vraiment retourner le couteau dans la plaie ? Comment une ville aussi pauvre qu’Argenteuil va-t-elle pouvoir se financier, après cette baisse imposée de ses recettes et une encore moindre participation de ses habitants au financement de leur commune. Certaines communication posent question, si elles sont indifférentes aux gens hors cible, et rappellent leur situation de seuls contributeurs aux gens compris dans la cible ? Dpi26KgWwAAiWKO.jpg large

Ce qui reste d’autolib

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Un Hubert Robert moderne pourrait-il peindre certaines ruines modernes, envahies par des herbes symboliques, en suggérant ce qu’elles furent
Ce fut presque un service public, sauf que les bénéfices devaient aller au public mais dont on réalise que les pertes vont retourner au public. Son promoteur a été tres discret sur son action antérieure en Afrique, où il avait acquis de grands ports, dans unr visée stratégique, mais s’était tourné vers l’Etat africain lorsqu’il s’était agi de les desenvaser. Était-ce le schéma type dune manière d’opérer ?
Il y a de quoi être inquiet à l’heure où les villes lancent des partenariats public-privé dont on se demande ce qu’il adviendra en cas de difficulté. Dans un premier temps, le privé “apporte” des fonds qu’il emprunte, ce que la collectivité pourrait aussi faire, mais qui paie en cas de faillite ?
Au debut des annees 80, on dénonçait ce type de dispositif, fort de l’expérience des 20 annees précédentes avec le gaullisme immobilier. Comment expliquer ce retour en grâce de l’économie mixte, sinon par une perte de mémoire.

Des piscines pour Argenteuil

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C’est une idée de l’élu municipal Frédéric Lefebvre-Naré, que d’utiliser les terrains libres pour une seconde piscine, qui serait bien utile notamment pour ses raisons pédagogiques. A-t-on une idée du nombre d’enfants qui ne savent pas nager à Argenteuil ? Il ne suffit pas de construire, encore faut-il que l’endroit demeure vivable, et notamment dans une zone d’habitat dense qui ne souffre pas de l’étalement urbain. Les parcs, les infrastructures, les services publics ne sont pas un luxe, dans une ville qui souffre de certaines insuffisances. Les piscines, un vieux débat dans notre ville, j’ai ressorti cette vieille illustration.