Argenteuil, automne

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Ce n’est pas un hasard si Argenteuil a attiré les peintres impressionnistes, car même si les bords de Seine n’ont pas été préservés, l’automne qui nimbe les paysages redonne un peu de magie triste à ces lieux.
Les gris divers de ces ciels mouillés nous plongent davantage dans la meditation que les couleurs de l’été.
C’est que l’automne de nos vies est en résonance avec l’automne des paysages.

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Argenteuil, centenaire du 11 novembre 1918

C’était sous la pluie, j’ai hésité à venir. Autrefois, les commémorations m’ennuyaient, je les voyais à travers les yeux de Cabu, ce caricaturiste pacifiste qui est mort à la guerre. Aujourd’hui, à travers ces images un peu tremblotantes en raison des bousculades, et parfois embrumées par la pluie, elles ont quelque chose d’une fête de famille ancienne, ils sont tous là, les représentants traditionnels de la république, et même le curé, les élus de la mairie, les opposants, comme pour une réunion ultime d’une France ancienne. Quand j’étais enfant, nous allions parfois rendre visite à tel grand oncle, ancien combattant de 14/18, et il me semblait si vieux, et maintenant, c’est moi qui suis presque vieux. Il y a quelque chose de nostalgique, dans cette manifestation, un mélange de la France nouvelle des enfants, et d’une France du temps de mes parents et grands-parents.

Les lettres d’un homme mort

Pour les journées du patrimoine, Argenteuil a invité la troupe de théâtre Quesapelorio, pour une évocation de la vie d’un soldat de la première guerre mondiale, autour de ses lettres.

Les lettres, un siècle après, nous parlent encore. Le Forestier en avait fait une chanson aussi, ici interprétée par un artiste du web.