Argenteuil-Colombes le 1er janvier 2015

En ces temps où la politique consiste à déterminer quelles villes vont être reliées par un tiret, comme Argenteuil-Bezons, Argenteuil-Paris, j’ai profité du beau temps de ce 1er janvier pour pousser la balade jusqu’à Colombes, que je ne connais presque pas, pour explorer un peu cette ville et permettre sa comparaison avec Argenteuil.

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Bonne année 2015 aux dirigeants d’Argenteuil

J’ai peu de temps, mais voici mes meilleurs voeux pour 2015, brièvement esquissés, pour tous mes lecteurs. En tout cas, je crois que l’on est reparti pour un tour.

bon an maire31122014

Espérons que de cette valse entre Philippe Doucet et Georges Mothron, il sortira enfin quelque chose en 2015.

Le restaurant “La cave” a fermé

Symbole de l’essai de réintroduction d’une cuisine à la française dans la ville, le restaurant “la cave”, qui offrait un accueil un peu plus huppé, avec des soirées culturelles, et de la nourriture à la française a fermé. Un panneau de l’agglomération indique que le restaurant ouvrira à nouveau dans cent jours, mais est-ce un vieux panneau oublié, ou une nouvelle ouverture ?
Maintenir quelques commerces de qualité, représentant la francité, semble devenir un challenge de plus en plus difficile, même si les mairies successives consentent des sacrifices financiers pour cela.

Comme l’écrivait quelqu’un du site “Argenteuil politique”, je ne filme que les ruines et la ville en couleurs sepia, et si elle constitue le sujet principal de mon blog, c’est peut-être comme une métaphore d’autre chose, car je porte sur elle un regard distancé, j’y ai mon adresse, mais je ne l’habite pas, comme si elle me demeurait étrangère. Il est vrai que l’on ne quitte guère le pays de son enfance et de sa jeunesse, que l’on habite ensuite vraiment pour le restant de ses jours, et qu’ensuite, on n’a plus que des adresses à l’état civil. Pour moi, elle est comme un décor demeuré dans le passé, et je me sens si loin de la ville actuelle, j’ai encore la tête dans le XXème siècle, et je suis comme absent de ce début de XXIème siècle.

Sommes-nous tous condamnés à vivre désormais dans une sorte de zemmourland intérieur, tel que le vivent les commentateurs de ce rare site portant sur la ville ? Depuis les élections nous avons perdu une année, nous avons l’impression de régresser, que le volontarisme qui du moins a animé l’ancienne équipe municipale a disparu, et que l’on s’est perdu dans des querelles de personnes, un déni des réalités, qui donne un fâcheux sentiment de régression, comme si plus aucun projet ne nous animait. Une sorte de chape d’ennui est tombée sur la ville, et de plus en plus l’idée de partir ailleurs me travaille.