Le jardin d’Héloïse

On peut prendre des photos de ce jardin en toutes saisons, il est toujours changeant, toujours renouvelé, même s’il n’est pas immense, comme ce jardin d’une nouvelle fantastique d’Edgar Allan Poe, dans lequel on se perdait, et qui devenait immense une fois que l’on y pénétrait.

11,6% des voix et les macronistes sont en finale

La candidate macroniste arrivée en tête avec 29% des suffrages exprimés, n’a recueilli, compte tenu des 60% d’abstention que 29% x 40% = 11,6% des voix des inscrits. Imagine-t-on qu’elle peut être élue au second tour avec 20% des voix au plus ?

Le candidat de la mairie a lui recueilli 14% x 40% = 5,6% des voix des inscrits.

Le candidat socialiste est à 19%x40%=7,6%.

Nous sommes une ville qui ne vote pas, et nos résultats sont ainsi chaotiques : aucun maire sortant n’a été réélu depuis 1989, et souvent avec 20% des voix.

Cette faible participation n’a t-elle pas quelque chose d’accablant, même si la participation aux présidentielles est bonne, comme si c’était la seule qui présentait un enjeu pour les gens, et que le reste fasse l’objet d’un grand désintérêt.

Les commentateurs s’interrogeaient sur les chances de Macron, dont ils estimaient son électorat à 20%, compte tenu de ses thèmes économiques, et ils avaient raison, puisqu’il va disposer d’une assemblée élue sur sa vraie base électorale de 20%. Lors d’autres élections, il y avait un mouvement actif de vote en faveur d’un parti, c’est la première fois qu’un candidat est élu à la suite d’une démission, d’un retrait du peuple, d’un vote par absence.

 

 

 

 

Au café

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Je sors de chez moi pour prendre l’air, dans l’un des rares cafés ouverts aujourd’hui. Un peu de lecture, d’Internet et de café noir sans sucre. Une sorte de micro succédané de Paris, ou d’autres grandes villes, ou une part de la vie se tenait dans les cafés justement, mais c’était peut-être avant internet, comme si tout moyen de communication nous privait aussi de quelque chose.

Cinéma d’auteur

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Aujourd’hui, il n’y a pas grand monde dans les rues, et le seul café ouvert dans mon quartier est presque vide, mais peut- être est ce lié au début du ramadan.
Il y a un cinéma d’art et d’essai où j’ai pu voir ce (très lent) film japonais. C’est un film sur l’humanité, la poésie. L’explosion des centrales nucléaires nécessite d’évacuer tous les habitants, mais les priorités s’établissent selon le statut, et le personnage principal, une sud-africaine blanche malade qui a du fuir l’après-apartheid avec sa famille, va se retrouver seule avec son androïde qui lui récite le bateau ivre en français. La sens de la poésie va se transmettre de l’humaine à son robot abimé, celle-ci apprenant à travers sa maîtresse.
C’est un privilège qu’un cinéma puisse projeter encore de tels films.
En entrant, je croise le caissier, le projectionniste, et nous sommes rarement plus de trois dans cette salle, parfois je m’y retrouve seul.
Ce cinéma municipal ne répond à aucun modèle économique, on est bien loin de tf1.
Comme l’héroïne du film japonais, j’ai l’impression de faire partie moi-aussi d’un monde qui disparaît.